La Faïence de Moustiers-Sainte-Marie

Un peu d'histoire

Depuis le Moyen-Age on produit des céramiques à Moustiers-Sainte-Marie. L'eau, le bois et l'argile, éléments indispensables, étaient disponibles en abondance.

L'argile dont la très bonne qualité était accrue par le savoir-faire des potiers qui la laissaient pourrir de longs mois dans des caves à terre, permettait la production de pièces qui ne fendaient pas à la première cuisson.

Faire tinter une faïence est un moyen de constater sa qualité.

« La faïence de Moustiers a son accent, touchez-la avec l’ongle, elle fait entendre un bruit cristallin, un peu grave, frais, un peu comme des cloches pascales en montagne »
Marcel Provence.


Selon la tradition, le secret de la faïence stannifère fût confié à Pierre Clérissy en 1668. La haute qualité de l'argile et le savoir-faire du premier faïencier de Moustiers permit d'obtenir une adhésion parfaite entre la terre cuite et l'émail stannifère qui revêt les pièces pour leurs donner cette blancheur immaculée qui contribua très tôt à la notoriété des faïences de Moustiers.

Une évolution des décors et des couleurs au fil des siècles.

Pierre Clérissy fût le premier à obtenir le titre de « Maître-Faïencier » en 1679. Les magnifiques décor en camaïeu de bleu réalisés sur les pièces de sa manufacture eurent un très grand succès auprès de la noblesse alors qu'elle remplaçaient  son orfèvrerie fondue par Louis XIV pour financer l'effort de guerre. 

Les avancées techniques, l'évolution des mœurs et des modes permirent à Olérys et Laugier d'apporter une nouvelle dynamique avec de nombreux nouveaux décors en polychromie.

Bien sûr nous n'allons pas tout vous dévoiler dans cet article, mais sachez que vous pourrez en savoir plus en admirant l'exceptionnelle collection de 450 pièces lors de votre visite au musée.